3 questions à Marianne Pascal

D’où vient cette idée des « piscines de votre vie » comme fil conducteur de Grand bain, petit bain ? 

Marianne Pascal : Cela vient du fait que je me suis rendu compte qu’elles habitaient ma vie, peut-être plus que je n’habitais les piscines, mais que surtout (même si la fin le révèle un peu) comment s’était mis en place ce cheminement dans ma vie de piscine en piscine. 

Que racontez-vous dans ce livre ?

Marianne Pascal : Que la vie, la vérité se trouvent dans l’eau d’où nous venons, et cela même lorsqu’il s’agit de piscine, avec son eau stérile et cadrée dans laquelle – a priori – on ne chemine pas comme on pourrait le faire dans une rivière ou dans la mer. La vérité est plus dure à trouver dans les piscines mais si comme dans le film The Swimmer avec Burt Lancaster, on va de piscine en piscine pour « recréer une rivière » comme il le dit, elle surgit. 

Sans dévoiler la fin, peut-on dire que vous aviez un réel besoin d’écrire pour continuer à avancer ? 

Marianne Pascal : Avancer dans des eaux différentes ! Car, parfois, je me trouve stupide à faire des longueurs dans un rectangle d’eau froide pleine de chlore où il ne se passe rien, où la buée sur mes lunettes m’empêche de voir les gens à côté de moi, sous les lumières artificielles, comme prisonnière… Finalement, est-ce que j’aime les piscines autant que ça ? Est-ce que d’écrire ce livre m’a révélé cette vérité-là ?


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